Plus fort que Secret Story, Valemont University…

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ValemontU pour University est une vieille université américaine. Sa fondation remonte à 1646. C’est une université d’excellence réservée aux riches, aux puissants, à l’élite. Son grand âge ne l’empêche pas d’être à la pointe de la technologie. Elle dispose d’un site Internet, d’un fil Twitter où l’on apprend que des livres ont été dégradés la nuit dernière dans sa bibliothèque et bien sûr, d’une page Facebook . Bref, la base pour toute institution qui se respecte.

Vous voulez y entrer ? Rien de plus simple, il est possible de s’inscrire sur le site Internet pour intégrer la nouvelle promo de cette prestigieuse université pas tout à fait comme les autres. Pas tout à fait comme les autres ? ValemontU cache en effet un secret. Elle n’est pas vraiment une université et ses étudiants ne passent pas leurs journées à réviser leurs cours ou rédiger un mémoire.

ValemontU est diffusée sur MTV depuis le 29 septembre et est une série d’un nouveau genre. Une série transmedia où fiction et réalité se mêlent.

L’expérience a commencé sur le web il y a quelques temps sous forme d’ARG (Alternate Reality Game). Pour reprendre la définition de Wikipedia, un ARG est “une rencontre entre une chasse au trésor en grandeur nature sous la forme d’un jeu de piste, impliquant le déroulement interactif d’une histoire, l’utilisation de nouvelles technologies et une communauté d’utilisateurs/joueurs en-ligne”.

Tout a commencé sur Internet par l’annonce d’une simple absence d’étudiant commentée sur Twitter. L’enquête progressant, l’absence s’est transformée en meurtre et la recherche du corps est devenue une priorité. Pour mener à bien cette quête, les internautes ont été mis à contribution et devaient rapporter aux enquêteurs tous les indices découverts en ligne. Et c’est avec la découverte et l’identification du corps par la soeur de la victime que commence la série télé de 12 épisodes dont la diffusion a débuté sur MTV.

A la fin de ces 12 épisodes qui se termineront sur un cliffhanger insoutenable, la série cessera d’exister sur l’écran de télévision pour revenir sur le net pendant 6 semaines à raison de 2 webisodes par semaine. Les “étudiants” inscrits rentreront à la Valemont University dans la même situation que la soeur de la victime et partiront en quête du secret caché derrière ce mystérieux meurtre…

En ferez vous partie ?

PS : La série a été pour partie créée par Christian Taylor, producteurs de nombreux épisodes de Lost et de Six Feet Under, oui, oui, oui…

Hello world!

29/09/2009 cyril un commentaire

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Simone Harari : "Un service public virtuel"

Dans le cadre de la promotion de son ouvrage La Télé déchaînée, la productrice de Tout le Monde veut prendre sa place, Simone Harari, était l’invitée du buzz média Le Figaro-Orange.

Si son combat pour l’augmentation progressive et la mensualisation du paiement de celle-ci est évoqué par le journaliste, celui-ci va plus loin et l’interroge sur une autre idée développée dans son livre : celle de la création d’un service public virtuel. De quoi s’agit-il ? D’un service public qui ne serait plus incarné par des chaînes comme aujourd’hui avec France Télévisions mais par des programmes qui seraient diffusés sur toutes les chaînes.

Les avantages sont nombreux, une telle conception du service public mettrait fin à une certaine forme de bureaucratisation de la télévision publique tout en organisant un accès à des programmes de service public pour tous. Des questions existent : tous les programmes diffusés par France télévisions méritent t-ils l’étiquette “service public” ? Qui se chargerait de la coordination d’un tel service public virtuel ? Via leurs obligations de production, toutes les chaînes ne sont-elles pas déjà contraintes d’une façon ou d’une autre à diffuser des programmes qui pourraient recevoir l’étiquette de “service public” ?

Autant de questions dont les réponses sont peut être déjà contenues dans l’ouvrage de Simone Harari qu’il faut lire et dont il sera bientôt de nouveau question ici !

Pour retrouver l’interview du Figaro : http://www.lefigaro.fr/medias/2009/09/23/04002-20090923ARTFIG00523-la-presidence-de-france-televisions-m-interesse-.php

L'histoire racontée par… des chaussettes

La semaine dernière, le festival de la fiction Tv de la Rochelle a décerné pour la première fois un prix de “la meilleure fiction web”. Et la série gagnante est… “L’histoire racontée par des chaussettes”.

La fiction, réalisée par deux membres du Jamel Comedy Club, était au départ destinée au chaînes de télévision… mais toutes ont dit non… Le web est ici utilisé comme moyen de montrer à de potentiels diffuseurs qu’ils sont passés à côté d’une bonne idée, qu’un public existe et qu’ils pourraient avoir intérêt à investir un petit peu… un peu comme certains réalisateurs qui font un court métrage avant de passer au long…

Pour autant, la série est parfaitement adapté au plateforme type Youtube ou Dailymotion, format court, aspect faussement amateur… Un air de “chanson du dimanche”… Souhaitons lui le même succès !

Anna Wintour, le diable est transmédia

Certains projets sont pensés par des producteurs, des auteurs pour le cinéma, la télévision, Internet, les écrans mobiles, les consoles de jeux vidéos. Certaines personnes n’ont pas besoin de ça. Leur position, leur carrière, leur réputation font d’eux leurs propres producteurs.

Anna Wintour fait partie de ces rares personnes. Elle s’est fait connaître dans l’édition en dirigeant discrètement d’abord le magazine Vogue. Puis un jour, Lauren Weisberger a écrit un livre Le Diable s’habille en Prada qui a propulsé Anna Wintour sur le devant de la scène médiatique. Il l’a aussi établie comme véritable personnage de fiction. Le phénomène s’amplifia très vite et la sortie du film adapté du livre où Anna était incarnée par Meryl Streep acheva de forger le mythe. Anna Wintour était devenue une star, traquée par les journalistes et les paparrazzis. Sur le net, elle fait le buzz : la photo la plus anodine, la moindre de ses actions est décryptée par les blogueurs qui cherchent à faire la part du vrai et du faux. Elle a ses admirateurs et ses détracteurs (www.voguesucks.com). Comble de la célébrité, elle est même parodiée par la nouvelle starlette Lady Gaga

Personne réelle, personnage de fiction, le documentaire intitulé The September Issue de R. J. Cutler qui sort ces jours-ci ne permet en rien de trancher. Le documentaire lorgne d’ailleurs dangereusement sur le docu-fiction. Scénarisé, on a l’impression de revoir certaines scènes du film. Anna Wintour, toujours cachée derrière ses lunettes semble interpréter mot pour mot le personnage du Diable. Le passé du réalisateur, créateur d’une des télé-réalités US les plus originales Greatest American Dog n’y est sans doute pas pour rien.

Depuis la sortie du documentaire, les discussions reprennent de plus belle, histoire de renforcer le mythe, de continuer à provoquer les discussions… endiablées…

Allez voir le film !

Un web-documentaire qui connaît la crise…

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Lefigaro.fr propose des web-documentaires. En tout cas, au moins un. Il se trouve sur la page d’acceuil du site, il s’intitule “Time of Crisis” et revient sur un an de crise économique. Il a été mis en ligne le 15 septembre 2009 soit 365 jours après la faillite de Lehman Brothers, un an de crise, un an d’actualité, un an d’événements marquants et aussitôt oubliés.

Le site propose à l’internaute de revivre cette année à son rythme en mode délinéarisé et participatif. Le web-doc s’organise autour d’une time-line où tous les événements traités par le web-documentaires sont présents. Il est donc possible de naviguer dans le temps mais il est aussi possible de filtrer par thèmes (living, money, reckoning, rescue, work) afin de parcourir le doc en fonction de ses centres d’intérêts.

L’internaute est également incité à participer en laissant un commentaire en réponse à la question suivante “how has the crisis affected you  ?”. Oh surprise, il y a des pages et des pages de commentaires, souvent intéressants. Un petit modèle de web-documentaire somme toute…On regrettera toutefois que plus d’interactions et d’espaces contributifs et participatifs ne soient pas disponibles et qu’aucun véritable point de vue ne se dégage de l’ensemble qui fait davantage prétexte à compilation d’archives Reuters que de réflexion de fond sur le sujet…

Si le contenu est fourni par Reuters (et tout en anglais), le docu est produit par une agence que l’on a envie de connaître, MediaStorm. Allez sur leur site  et découvrez tous leurs projets documentaires plus intéressants les uns que les autres, des heures de surf en perspective…

Pour découvrir le web-documentaire Time of Crisis : http://widerimage.reuters.com/timesofcrisis
Pour découvrir Mediastorm : http://mediastorm.org

Christophe Honoré, un problème d'héritage ?

10/09/2009 cyril 3 commentaires
affiche de "Non ma Fille tu n'iras pas danser"

affiche de "Non ma Fille tu n'iras pas danser"

Ce soir, je suis allé voir le dernier film de Christophe Honoré, Non ma fille, tu n’iras pas danser. Le film suivant un rythme calme, on a le temps d’y réfléchir pendant la séance, de s’attarder sur des détails, de penser à des conversations que l’on a eu avec des amis la veille. Justement, E. me parlait hier des images qui renvoient sans cesse à d’autres images. Cette petite conversation m’est revenue en tête pendant la séance et j’ai commencé à penser aux autres films de Christophe Honoré en me disant, car je ne suis pas un original, que les films d’Honoré se comprennent les uns par rapport aux autres.

Christophe Honoré a un problème avec l’héritage. On lui en parle tout le temps. Quand on tape “Christophe Honoré héritage” sur Google, il y a 19 100 entrées. Il est l’héritier du cinéma d’auteur, de la nouvelle vague, de la critique, tout cela est bien connu. Il fait aussi tourner bon nombre d’héritiers du cinéma français. Quand Louis Garrel ne donne pas la réplique à Chiara Mastroianni, il la donne à Léa Seydoux. Pour que le tableau soit parfait, le thème de l’héritage est souvent au coeur de ses films comme dans Ma Mère ou Non Ma Fille.

Peut -on dépasser, s’affranchir d’un héritage ? N’est on pas sans cesse renvoyé à ses photos d’enfance, à ses travaux passés, à son statut dans la société ? “Vivez Libres” lance l’affiche de Non ma fille. Pas si simple on dirait. Et comment faire ? En attendant de trouver une solution, je me réfugie dans une certitude énoncée dans le film : “dans la vraie vie, personne n’aime les endives braisées.”

Pensées variables

10/09/2009 cyril un commentaire

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